Le métier de chauffeur VTC concentre 71 300 professionnels actifs en Île-de-France fin 2025 (source SDES), un vivier en croissance de 4 % par an depuis la réforme Grandguillaume. Cinq questions reviennent en tête des recherches Google de la part des candidats chauffeurs. Réponses précises, sourcées, sans approximation.
Comment devenir chauffeur VTC ?
Le parcours réglementaire compte cinq étapes, encadrées par la loi du 29 décembre 2016 dite loi Grandguillaume.
- Vérifier l’éligibilité : permis B depuis au moins 3 ans (2 ans en conduite accompagnée), casier B2 vierge sur le volet conduite, visite médicale d’aptitude.
- Passer l’examen CMA : 241 € de droits, 7 épreuves d’admissibilité QCM, 1 épreuve d’admission pratique de conduite.
- Demander la carte professionnelle à la préfecture après réussite (instruction 2 à 3 mois).
- S’immatriculer au registre national VTC tenu par le ministère des Transports (170 € de frais).
- Choisir un véhicule conforme et un statut juridique (micro-entrepreneur, EI, SASU, EURL) avant la première course facturée.
Délai total moyen entre la première inscription CMA et la première course : 3 à 6 mois. La grille complète du cadre légal est détaillée dans notre guide du statut juridique du chauffeur VTC.
Quel diplôme pour être chauffeur VTC ?
Aucun diplôme scolaire n’est exigé. Le seul prérequis académique est l’examen unique de capacité professionnelle organisé par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat depuis 2016, qui a unifié les anciens régimes. L’examen comporte deux blocs.
7 épreuves d’admissibilité QCM : réglementation T3P, sécurité routière, gestion d’entreprise, français, anglais, développement commercial, connaissance du territoire local. Note minimale 10/20 à chaque épreuve.
1 épreuve d’admission pratique de conduite : 1 heure environ avec un examinateur IPCSR, évaluation de la sécurité, du confort passager et du respect du code.
Une équivalence partielle existe pour les chauffeurs de taxi avec au moins 1 an d’expérience continue : dispense des épreuves de réglementation et de sécurité routière. Aucune exigence de niveau bac, mais le QCM impose un français écrit solide et une mémorisation précise des textes réglementaires.
Combien coûte la formation VTC ?
La formation préparatoire n’est pas obligatoire. Seul l’examen CMA est imposé, au tarif unique de 241 €, indépendant de toute formation préalable. Les candidats qui choisissent de se former affichent toutefois un taux de réussite supérieur de 25 à 30 points.
- Formation en ligne : 400 à 800 €, modules QCM avec corrigés.
- Formation en centre agréé en présentiel : 1 200 à 2 500 €, 35 à 70 heures de cours.
- Formation longue avec préparation conduite : 2 500 à 4 000 €, incluant heures de plateau et examen blanc.
Budget total pour démarrer une activité VTC, formation comprise : 5 000 à 8 000 € en location longue durée de véhicule, 12 000 à 25 000 € en achat d’occasion conforme, 35 000 à 60 000 € en achat neuf premium éligible aux ZFE. Financement possible via CPF, Pôle Emploi (AIF) ou OPCO pour les salariés en reconversion. Pour la cartographie complète du marché francilien, voir notre analyse du marché VTC en Île-de-France 2026.
Quelle voiture pour être chauffeur VTC ?
Le véhicule VTC doit respecter cinq critères réglementaires définis par l’arrêté du 19 décembre 2014.
- Âge maximum 7 ans (date de première mise en circulation).
- 4 à 9 places assises conducteur compris.
- Longueur ≥ 4,50 m, largeur ≥ 1,70 m.
- Puissance fiscale ≥ 5 CV ou puissance moteur ≥ 84 kW.
- 4 portes minimum.
Les berlines premium constituent la base du parc : Mercedes Classe E ou S, BMW Série 5 ou 7, Audi A6 ou A8, Volvo S90, DS 7 ou DS 9. Pour les zones à faibles émissions, vignette Crit’Air 2 minimum exigée à Paris, passage progressif vers Crit’Air 1 ou 0 selon le calendrier. Mandat d’électrification 50 % de la flotte en 2027 pour les opérateurs gérant au moins 100 véhicules. Modèles électriques courants sur le segment premium : Mercedes EQS et EQE, BMW i7 et i5, Tesla Model S, Audi e-tron GT.
Quelles sont les conditions pour devenir chauffeur VTC ?
Cinq conditions cumulatives encadrent l’accès au métier.
- Permis B en cours de validité depuis au moins 3 ans (2 ans en conduite accompagnée).
- Casier B2 vierge sur les volets liés à la conduite : pas de condamnation pour conduite sous stupéfiants, alcoolémie supérieure à 0,8 g/L, délit de fuite ou récidive d’excès de vitesse.
- Aptitude médicale validée par un médecin agréé préfecture, à l’inscription puis tous les 5 ans (tous les 2 ans après 60 ans).
- Réussite à l’examen CMA (7 épreuves QCM plus 1 épreuve pratique).
- Immatriculation au registre national VTC conditionnée à la souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle adaptée au transport public particulier de personnes.
La carte professionnelle est valable 5 ans, renouvelable sur dossier auprès de la préfecture. Pour la suite logique du parcours, voir notre FAQ générale grande remise.
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